Jeudi, 19 septembre 2019
Conférence

Yes, you can...

 

Emmanuelle Giacometti, Directrice Espace des Inventions

 

Site web
Présentation

L’Espace des Inventions conçoit, réalise et présente depuis près de 20 ans des expositions ayant pour objectif d’éveiller l’intérêt pour les sciences et les techniques des enfants et par extension d’un large public, souvent peu averti. Pour un grand nombre de gens, la science est source d’un fort sentiment d’incompétence qui nait souvent avec l’apprentissage des mathématiques, parfois très tôt, et se propage ensuite aux sciences en général. Il s’agit alors avant toute chose de redonner à ce public confiance dans ses compétences et ses capacités à appréhender ces sujets. Cette confiance est en effet un préalable indispensable aux apprentissages et plus généralement à l’appétence pour les sujets scientifiques.
Cette présentation s’attachera, via des exemples concrets et testés, à rappeler les limites et les compromis qu’il faut parfois accepter pour s’adresser avec succès à un public qui doute souvent plus de ses compétences à comprendre les sciences que des sciences elles-mêmes.

Speed Talk Session 1

Communiquer sur l’expérimentation animale lors d’une initiative

 

Fabienne Crettaz von Roten, Faculté des Sciences Sociales et Politiques

 

Site web
Présentation

 

 

L’expérimentation animale (EA) fait partie des pratiques scientifiques engendrant des degrés divers de confiance dans la société et dans la science (plébiscitée par certains et rejetée par d’autres). En Suisse, les outils de la démocratie directe ont amené la population à voter sur ce sujet à trois reprises. Les initiatives sont l’occasion d’informer la population et de générer un débat sur un sujet ; la communication scientifique joue donc un rôle essentiel. Une nouvelle initiative contre l’EA a été lancée en septembre 2017, elle a abouti et les citoyens voteront donc prochainement. Notre étude se situe au carrefour de la sociologie des controverses et des sciences de la communication ; elle cherche à analyser comment les médias ont présenté la nouvelle initiative depuis son lancement. En particulier, quels éléments de la controverse sur l’EA sont développés ?
Quels éléments du cadrage usuel pour décrire un développement scientifique critiqué sont repris ? Quelle représentation des animaux accompagne les articles dans les médias ? Nous mettrons en lien ces résultats avec le contexte actuel (sensibilité accrue de la population aux animaux, crise des médias, critique des élites, etc.).

Expérimentations animales – rationally in favour, emotionally doubtful

 

Marcel Falk, SCNAT / SUPRIO

 

Site web
Site web

Présentation

 
Les expérimentations animales sont controversées. Nombreuses sont les personnes qui en comprennent bien la nécessité pour la recherche biomédicale (entre autres), mais qui en doutent sur le plan émotionnel. Suite à l’initiative pour une interdiction des expérimentations animales et humaines et d’autres démarches, de nombreuses discussions sur l’expérimentation animale auront lieu en Suisse ces prochaines années. Confiance et crédibilité sont les aspects décisifs de cette discussion, et pour y parvenir il s’agit de faire preuve d’une transparence absolue. La conférence permettra de comprendre où en est le débat et de discuter de la manière dont la science peut y contribuer favorablement.

I trust Science, but… si on ne sait pas (encore) ?

 

Marie-Claude Blatter, SIB Swiss Institute of Bioinformatics

 

Site web

Présentation

L’avancée des technologies dans le domaine du séquençage du génome humain a permis l’avènement d’une « nouvelle’ médecine » qui s'appuie aussi sur des analyses génétiques, appelée médecine de précision. L’utilisation de ces technologies est déjà une réalité en oncologie. Les médias en parlent beaucoup. Il est cependant important de comprendre que nos capacités techniques ont dépassé nos connaissances biologiques. On ne sait pas (encore) tout : il arrive par exemple que le résultat de l’analyse génétique soit un VUS « Variant of unknown clinical significance » malgré tous les efforts des scientifiques (généticiens, bioinformaticiens, médecins) qui ont mené l’enquête et malgré toutes les informations déjà présentes dans les différentes banques de données. Que faire avec ce genre de résultat, que faire avec des résultats qui vont évoluer au fur et à mesure des nouvelles publications scientifiques, comment sensibiliser le patient et le public à cette problématique ?

Overcoming reservations: How to kick the BUT & build trust in science

 

Jane Muncke, Yes and Science

 

Site web

Présentation

Many people think science is important and scientific developments contribute to better quality of life. But there is an increasing mistrust against scientists, because they are perceived as elitist and too far removed from every day, real-life issues. Ultimately, this may result in less public willingness to fund scientific research and support academic institutions with taxpayer money. Therefore, it is essential to re-build trust in science by focusing on messaging and presentation of scientific findings. In live settings this can be achieved by building a personal and intimate atmosphere with the audience, thereby conveying a message in an effective way. Tools from improvisational theatre can help scientists develop the necessary skills to do this. The Swiss start-up «Yes and
science» teaches these tools in its workshops. First events at various Swiss universities have received highly positive feedback from participants. In this speed talk, we discuss what makes live presentations effective and how speakers can develop these skills.

La communication scientifique et sa réception auprès du grand public à la loupe

 

Mirco Saner, IAM Institut für Angewandte Medienwissenschaft, ZHAW

 

Site web

Présentation

Pour que la population accepte les connaissances générées par le système scientifique et pour que ces connaissances puissent exercer leur influence sociale, la population doit aussi faire confiance aux contenus que diffusent les médias. Nous présentons les résultats d’une étude sur le smartphone datant de 2018, conçue sur le modèle du Baromètre suisse de la science et qui complète les connaissances empiriques sur les publics de la communication scientifique. 41 personnes en Suisse alémanique et romande ont documenté en temps réel pendant deux semaines la façon dont elles sont entrées en contact avec des sujets scientifiques dans leur vie quotidienne.

Nous montrerons quelles sont les sources auxquelles les différents publics font le plus confiance, sur quels critères la crédibilité des contributions scientifiques est ancrée et quelles émotions les contenus suscitent chez les destinataires. Il apparaît par ailleurs clairement que la confiance dans la communication scientifique joue également un rôle indispensable dans les raisons pour lesquelles le public l'utilise. On discutera de la mesure dans laquelle ces résultats peuvent contribuer à rendre la communication scientifique plus spécifique à un groupe cible.

Fourniture scolaire pour les projets MINT « Mission Erde »

 

Raphael Wild, Lernetz AG

 

Site web

Présentation

Comment une éducation environnementale moderne et durable peut-elle être réalisée en combinaison avec le musée et l'école en tant que lieux d'apprentissage ?

Le musée des transports est le musée le plus visité en Suisse. Il est par ailleurs un lieu d’apprentissage extrascolaire important. La nouvelle exposition ayant pour thème la météorologie et le climat se compose d’un nouveau spectacle au planétarium et d’une station météorologique opérationnelle de météo Suisse proposant des expérimentations.

«I trust science, but...» : Les écolières et écoliers de tous niveaux scolaires sont sensibilisés aux défis liés au changement climatique par le biais de principes et méthodes utilisés en sciences naturelles, ce qui leur permet d’avoir une comprehension differenciée de la météorologie et du climat.

Outre des souhaits environnementaux d’ordre général, du point de vue de l’éducation muséale, l’espace d’exposition présente avant tout des missions dans le cadre desquelles les mathématiques, la collecte de données et les statistiques jouent un rôle.

Workshops

Workshop 1

Des facteurs de confiance aux messages à la première personne

 

Tobias Maier, NaWik – Nationales Institut für Wissenschaftskommunikation Karlsruhe

 

Site web

Impression


 

 

 

La question de la confiance dans la science est étudiée scientifiquement depuis de nombreuses années. Trois facteurs ont une influence déterminante sur la confiance dans la science et les scientifiques : 1. savoir-faire, expertise ; 2. bonne pratique scientifique, intégrité ; 3. motivations, bonnes intentions. Les scientifiques doivent prendre en considération ces trois facteurs pour susciter de la confiance lorsqu’ils communiquent. Un manque de confiance peut s’expliquer par le fait que l’un de ces trois facteurs n’a pas été suffisamment communiqué.

Dans ce workshop, nous voulons donner vie à ces trois paramètres et examiner comment une bonne communication peut accroître la crédibilité des scientifiques et la confiance dans la science. Dans ce but, nous travaillerons sur des cas concrets. Nous définirons des profils de chercheurs confrontés à des défis en matière de communication et formulerons des messages à la première personne sur la base des trois facteurs de confiance.

Après avoir fait les présentations, le thème de la confiance dans la science sera brièvement introduit. Le modèle courant des trois facteurs influençant la confiance sera présenté. Différents profils types de chercheurs seront identifiés et définis ensemble. Le but sera d’élaborer, en petits groupes, des messages à la première personne qui reposent sur les trois facteurs (expertise, intégrité, bonnes intentions). Chaque groupe présentera ses résultats devant les autres. Les résultats sont documentés par des photos et envoyés par e-mail aux participants qui le souhaitent.

Workshop 2

«La Moulinette»: hachez menu votre projet de médiation scientifique !

 

Richard-Emmanuel Eastes, Segallis Sàrl/Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale,
HES-SO/ SADAP

 

Site web

Site web

Présentation

Si la médiation scientifique se veut toujours bienveillante, il arrive également que, par maladresse ou naïveté, elle creuse le fossé qu’elle prétend combler entre science et société.

Pour emporter la confiance du public, une médiation scientifique de qualité nécessite dès lors d'adopter une démarche réflexive, qui interroge et challenge les pratiques spontanées et intuitives.

Or, comme la cuisine, la médiation est un subtil mélange d'art, d'amour et de technique dont il faut savoir maîtriser toutes les composantes, équilibrer toutes les saveurs.

Dans le workshop « La Moulinette », vous serez invité-e à mettre en pièce votre projet ou votre idée d'activité, à en interroger toutes les dimensions, à en analyser toutes les facettes... mais également à proposer vos idées pour améliorer cet outil de manière collaborative !

Après une brève introduction de l'outil « La Moulinette » , de l'historique de sa conception aux principes qui ont présidé à son élaboration, les participants seront invités à passer l'un de leurs projets de médiation, révolu, en cours ou à venir, au crible des questions qui le composent.

Dans un second temps, et conformément à l'esprit de collaboration qui a prévalu à sa conception, ils seront invités à partager leurs impressions quant aux contenus et au format de cet outil réflexif destiné à la communauté des médiatrices et médiateurs scientifiques, en vue de permettre à ses concepteurs de le faire évoluer et de l'enrichir.

Vendredi, 20 septembre 2019
Conférence

Good Science Begins With Communication

 

Andy Miah, Professor at the University of Salford

 

Site web

Présentation

Recently on Twitter, a debate took place over advice from Professor Jim Al-Khalili, professor of physics and public engagement in science at the University of Surrey, that a practising scientist should establish themselves before aiming to go too far down the road in communicating science.
While much of the debate was based on just a brief clip from a wider talk, the less generous Twitterati felt that Al-Khalili’s statement discouraged spending time on science communication until one is well into postdoc years, once a good amount of grants and publications were out there proving one’s credentials.
The more generous Twitter users felt that his advice was more that one should practise as a scientist first, before making a huge move into a completely new profession, especially if one’s core currency will be in the accumulation of research funding and publications. Yet, even though this may sound strategically sensible, it neglects the value of ensuring that the public are part of the entire research process from day one. To rearrange a well-known quote from Sir Mark Walport, chief executive of UK Innovation and Research, good science begins with communication. It is not something we should do just at the end of the process. As researchers, this principle must be our starting point.
And, more importantly, if done well, science communication enriches the research we do and the significance of what we discover. It can also be really good fun. 
Speed Talk Session 2

La recherche participative pour la santé publique

 

Rachel Aronoff, Hackuarium

 

Site web

Présentation

Les cancers héréditaires sont rares, mais ils existent et sont principalement causés par une incapacité à réparer correctement l’ADN. Un excellent exemple est donné par les gènes BRCA qui facilitent la réparation « parfaite » de l'ADN endommagé. Sans leur activité, le risque, non seulement de cancer du sein mais également de cancer de la prostate et d'autres organes, est augmenté. Ainsi, éviter les dommages de l'ADN est clairement un moyen de réduire le risque de cancer. Cependant, de nombreuses activtiés et de nombreux produits facilement accessibles peuvent endommager l'ADN des êtres vivants. Chez Hackuarium, le labo public qui a pour but de démocratiser la recherche, il y a un projet visant à donner aux gens la possibilité d'examiner les cassures du brin d’ADN de leurs propres cellules buccales, avec deux méthodes classiques (« micronoyaux' et ‘comètes »). Nous aimerions développer une « cheek cell chip » (une puce micro-fluidique) pour aider les gens à suivre plus facilement le taux de dommages dans leurs cellules, et voir si leurs habitudes peuvent l'impacter. L'espoir est d'arriver à convaincre les gens de faire des choix bénéfiques pour la santé de tous.

Digital real – le roadshow interactif pour les seniors

 

Mark Bächer, Life Science Communication

 

Site web

Présentation

La mégatendance qu’est la transformation numérique met les personnes âgées devant des défis de taille. Leurs capacités physiques et cognitives diminuent tandis que les nouvelles technologies exigent un apprentissage constant. Avec l’âge, nombreuses sont celles et ceux qui ont du mal à se familiariser avec les innovations et qui manifestent une certaine méfiance envers la science et les technologies.

La discussion autour de la numérisation ouvre la porte à des débats de société sur l’éthique, les avantages, les préjudices, la protection des données et d’autres aspects. C’est là qu’intervient le roadshow digital real, en se rendant dans des centres pour seniors, dans le but de leur montrer les opportunités et les dangers que présentent les technologies et leur utilisation.

Le concept inclut la communication des derniers résultats de la recherche et de l’utilisation d’innovations numériques. Les partenaires sont des hautes écoles spécialisées, des laboratoires d’innovation et des entreprises technologiques. Des aspects concernant cette tranche d’âge sont présentés, de l’intelligence artificielle aux dernières applications de la télémédecine, de la technologie des capteurs, des appareils (portables) mesurant l’activité de l’organisme et d’autres assistances quotidiennes (détecteurs de chute), en passant par la réalité virtuelle et la réalité augmentée.

Science et société : les origines de la défiance

 

Richard-Emmanuel Eastes, Segallis Sàrl/Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale, HES-SO/ SADAP

 

Site web

Site web

Présentation

Qu’ont en commun la défiance pour l’industrie chimique, l'intelligence artificielle, le génie génétique, les nanotechnologies, les antennes relais, mais également le LHC et ses « micro-trous noirs », voire le monde de la finance ?

Spécialisés, extensifs, lucratifs, invasifs, intimes et artificiels... tous les secteurs dont ces exemples relèvent partagent des caractéristiques communes au niveau de leur déploiement comme des valeurs qu’ils interrogent, ce qui engendre naturellement méfiance, peurs et rejet de la part de la société civile.

Si à cela s'ajoute l'impression que les risques associés à ces domaines sont subis et non choisis, il n'y a qu'un pas de la méfiance à la défiance.

Ce sont ces mécanismes que nous proposons de décrire et de discuter avec les participants de ce speed-talk.

La sécurité des données à l'ère de la médecine personnalisée

 

Franziska Gruhl, SIB Swiss Institute of Bioinformatics

 

Site web

Présentation

« I trust science, but… » Qu'arrive-t-il à mes données lorsque je participe à une étude scientifique ou que mon ADN est séquencé pour trouver les causes d'une maladie ? Comment les hôpitaux et les instituts de recherche peuvent-ils empêcher mes données d'être « piratées » et peut-être même utilisées par une compagnie d'assurance contre moi ? Ces questions et les peurs surviennent souvent en raison du manque de communication et peuvent facilement conduire à des malentendus.

Dans cette brève présentation, je voudrais expliquer comment la sécurité des données est garantie et communiquée dans le contexte de la médecine personnalisée. Dans notre institut, le SIB Swiss Institute of Bioinformatics, la sécurité des données est une priorité absolue. Nous travaillons en étroite collaboration avec des institutions scientifiques et cliniques pour assurer la sécurité des informations des patients. Grâce à différentes stratégies de communication, nous essayons de sensibiliser les chercheurs, ainsi que les patients, au sujet du traitement sécurisé des données et espérons ainsi (re)donner rapidement confiance dans la science.

«I trust science, but it is not only done by professionals» – Rapport de terrain sur la communication dans les projets de science citoyennes

 

Fanny Gutsche-Jones, Citizen Science Center Zürich

 

Site web

Présentation

Depuis quelques années, l’expression « Citizen Science » gagne en popularité. Ces sciences dites « citoyennes » sont également ancrées de plus en plus au niveau institutionnel et bénéficient du soutien de fonds publics. Dans cette forme de science ouverte, des personnes qui ne sont pas issues des milieux de la science et la recherche mais s’y intéressent durant leur temps libre participent à des projets de recherche ou les réalisent seules. Ces projets sont censés créer une ouverture sur la science, davantage de participation sociale et moins de paternalisme dans la recherche.

Comment faut-il comprendre ces évolutions sur le plan de la communication scientifique? Comment peut-on encourager la confiance dans la science (participative); comment motiver les chercheurs professionnels et amateurs en faveur de la Citizen Science et les amener à nouer le dialogue ?

Le Speed Talk se propose d’illustrer ces questions sur la base de l’expérience pratique du Citizen Science Center Zurich et de les mettre en discussion.

Sondage fromage – expérience entre art sonore et art culinaire

 

 

Christian Pauli, Hochschule der Künste Bern HKB

 

Site web

Présentation

 

A Berthoud, la Hochschule der Künste HKB a lancé des questions artistiques mais aussi scientifiques avec son expérience « Sonoriser des meules de fromage », dont les résultats ont fait sensation. Le dispositif expérimental réalisé en partenariat avec la fromagerie K3 a suscité un grand intérêt médiatique et fait également du bruit dans le monde de la communication scientifique.

La question à l’origine du projet était: les ondes sonores influent-elles sur le processus métabolique du fromage, de telle sorte que les effets sonochimiques sont perceptibles au niveau de l’arôme et du goût? De septembre 2018 à mars 2019, neuf meules de fromages (emmental « Muttenglück ») ont été soumises à cinq morceaux de musique et trois ondes sinusoïdales différents; une caisse en bois non sonorisée servait de référence. Une analyse consensuelle sensorielle et une dégustation effectuée par un jury du public a conduit à des résultats (« fromage hip-hop ») similaires, publiés le 14 mars lors d’une conférence de presse.

Le Speed Talk montre la genèse et l’évolution du dispositif expérimental et pose des questions relatives à la science et à la communication dans ce projet musico-culinaire.

Agora Forum Dialog Session
 En attente des présentations  
 Workshops, Speed Dating, World Café, Fish Bowl, formats interactifs

Speed Dating

L'intelligence artificielle comme gardienne de l'espace public numérique

 

Jannes Jegminat, Institute of Neuroinformatics (ETH/UZH)

 

Site web

Site web

 

Avec Internet, discuter, informer et organiser sont possibles à l’aide d’un simple clic. Internet remplit ainsi tous les critères de ce que l’on entend par « public » au sens traditionnel. Nous parlons d’« espace public numérique » (EPN). Ce nouveau moyen de communication exige néanmoins de nouvelles structures adaptées s’il veut continuer d’être utile au discours démocratique en tant que « cinquième puissance de la grande masse connectée ». Se mettre d’accord sur les faits et réalités sociales ne va pas de soi, comme le montre sur Internet la polarisation grandissante autour des thèmes de la vaccination, des migrations (aux Etats-Unis) ou du changement climatique. Dans l’aménagement de l’EPN, l’intelligence artificielle (IA) tient le rôle de garant. Elle se charge de présélectionner ce que nous voyons dans le flux de l’actualité et les systèmes de recommandation. C’est pourquoi on ne demande pas tant à la science d’affirmer sa capacité d’interpréter des faits dans l’EPN que de prendre la responsabilité d’examiner la dynamique et la structure complexes de l’EPN et de permettre à la société de participer à la conception des garants et de l’EPN.

Dans le cadre d’un workshop qui se veut attrayant et interactif, nous travaillerons à l’élaboration de propositions de solutions concrètes destinées à la conception de l’EPN.

Les participants forment une commission fictive chargée de répondre à deux ou quatre problématiques. Constitution de deux groupes A et B. Puis travail individuel, chacun-e formule sur un post-it sa proposition de solution à la problématique. Ensuite Speed dating: à tour de rôle, les membres des groupes A et B se présentent réciproquement leurs idées. Court moment de calme afin de faire le tri intérieurement parmi les feedbacks issus du speed dating. Le groupe A se réunit pour rassembler et ordonner les différentes idées. Un chevalet de conférence est mis à disposition pour réaliser un modèle. Le groupe B procède de même. Les groupes A et B présentent brièvement leurs résultats. Bref débriefing et feedbacks des participants sur le format.

World Café

Nos gènes sans gêne

 

Marie-Pierre Chevron, Collectif AutreSens

 

Site web

 

Les discussions et les débats publics précèdent et peuvent influencer certaines décisions politiques pour ensuite impacter considérablement nos vies. Dans notre intérêt, il est donc important que ces discussions aient lieu et qu’elles conduisent à des résultats utilisables. Dans cette perspective, il nous semble important de débattre de la question: « disposer de nos données génétiques ou les manipuler nous aiderait-il à mieux vivre ? ». Le format du world café permettra à la fois de faciliter la réflexion sur un sujet d’actualité et socialement controversé comme celui-ci et de construire de manière collective, créative, et critique des cartes dites argumentatives, établies avec un esprit ouvert et dans le respect de la parole d’autrui. De jeunes citoyennes et citoyens lanceront le travail de réflexion à partir de questions qu’elles ou ils auront élaborées, sur des sujets liés à la possibilité de sélectionner ou de modifier des embryons humains, de pouvoir accéder aux données génétiques de leurs parents et des leurs, de ne plus laisser de place au « hasard génétique », ou encore de disposer d’organes à volonté à partir d’animaux chimères.

 

World café et carte argumentative

L’objet discuté sera formulé sous forme d’une prise de position sur laquelle les participants devront prendre parti en avançant des arguments pour ou contre. Les arguments seront notés sous forme de carte argumentative sur une nappe. Différents sujets seront discutés autour de différentes tables. Après 8 à 10 minutes de discussion les participants changeront de table, sauf un qui aura pour rôle de présenter au groupe suivant l’état des débats sur le sujet. Et ainsi de suite de manière à ce que tous les participants aient contribué à tous les sujets. Au terme de l’activité, les nappes-cartes argumentatives ainsi créées seront affichées pour que chacun puisse en prendre connaissance.

L’élaboration d’une carte argumentative permettra de ne pas se mettre dans une position d’attaque ou de défense d’opinions contraires, mais d’entendre, d’évaluer et de noter tous les arguments, de manière efficace et constructive, et d’en garder une trace écrite.

Workshop 3

Reatching into the rabbit hole

 

Valeria Eckhardt, reatch – research and technology in Switzerland

 

Site web

 

«Reatching into the rabbit hole» is an experimental workshop by the science think tank «reatch – Research and Technology in Switzerland». Every workshop starts in the rabbit hole, where an expert gives insight into his field, based on scientific facts. Afterwards we leave the rabbit hole and reality and reach a wonderland, where we encounter a utopic scenario in the close future. There we discuss the impact of the technology or field of research on society. By «reatching into the rabbit hole» we use solid scientific knowledge to develop lofty ideas about tomorrow in order to gain insights for today.
The rabbit hole brings people with completely different backgrounds together and aids science communication by combining scientific facts with socially relevant topics.
Valeria Eckhardt (PhD Neuroscience) and Matthias Gröbner (MSc Physics) are guiding the participants through the experimental workshops since 2016.
This time we explore the current state of virtual and augmented reality with Lukas Schleuniger. We leave reality behind us and embark on a journey through the rabbit hole into a world, where virtual and augmented reality already have revolutionized science, journalism, and politics. How do these fields profit from the additional sensory information? In which situations should we still rely on our own senses?
Participants from any field who are open to actively and creatively develop ideas in teams are welcome.

Workshop 4

Prof.Dr. Edith Wicki –

Ou : L’étape de la médiation @Wikipédia !

 

Peter Limacher/Matthias Ammann, Science et Cité

 

Site web

Présentation

Les articles sur Wikipédia sont soumis à des règles d’assurance qualité qui diffèrent de celles des publications scientifiques. Les chercheurs font part de leurs résultats d’abord dans des revues spécialisées qu’une population plus large ne va guère chercher et encore moins lire. Pour que l’état de la recherche actuel soit disponible sur Wikipédia, les connaissances issues de la recherche doivent être traduites, éditées, autant d’étapes préparatoires avant leur publication dans l’encyclopédie en ligne.

Les chercheurs n’ayant généralement ni le temps ni les compétences nécessaires pour diffuser eux-mêmes leurs résultats sur les plateformes de connaissances les plus consultées, la communication scientifique doit jouer là un rôle d’intermédiaire. C’est ce qu’on appelle l’« interaction numérique », sujet stratégique majeur auquel Science et Cité souhaite contribuer activement. Dans la foulée d’un projet pilote lancé au printemps, nous voulons développer nos idées à ScienceComm pour les rendre également attrayantes pour la communication universitaire.

Le but de notre workshop est de trouver avec les participants des solutions qui permettent de faciliter la publication des connaissances issues de la recherche sur Wikipédia. Dans cette optique, nous présenterons d’abord le projet pilote puis nous répartirons les participants en deux groupes qui auront pour tache d’élaborer des modèles spécifiques qui seront discutés en plénière en fin du workshop. Nous inspirant des méthodes du design thinking, nous proposerons aux groupes différents moyens (p. ex. Lego® ou pâte à modeler) pour les aider à mettre en forme leurs idées. La discussion des propositions en plénière suivra la règle du « oui et »; aucun « non » ni même de « oui mais » ne seront acceptés. Notre but est en effet de convertir aussi vite que possible les idées des participants en solutions concrètes pour les transmettre au final aux hautes écoles et universités.

Interaktives Format

Vérité, mensonge et confiance – et les sciences

 

Noemi Scheurer, Stapferhaus Lenzburg

 

Site web

 

Pour 83% de la population, les mensonges et fake news représentent un danger pour notre démocratie. Une large majorité souhaite pouvoir faire confiance aux décideurs, mais ne le peut pas. Et plus de la moitié trouve qu’un monde où chacun dirait toujours la vérité serait un monde meilleur.

Dans le cadre de l’exposition « FAKE. Toute la vérité », le Stapferhaus, en collaboration avec le centre de recherche Sotomo, a interrogé près de 10 000 personnes en Suisse sur les notions de vérité, de mensonge et de confiance. Un vaste travail de recherche mené à l’interne a en outre permis au Stapferhaus de sonder des chercheuses et chercheurs renommés : la science nous a-t-elle aidés à nous rapprocher de la vérité ? Y a-t-il des vérités immuables ? A quel point est-il important que vous soyez reconnu-e comme expert-e?

Le workshop commencera par un aperçu des résultats du sondage avant de débattre des déclarations des scientifiques. Pour terminer, nous poserons la question suivante : et toi, comment réagis-tu face à la vérité et au mensonge ?

  1. Les participant-e-s apprennent ce que la population suisse pense du mensonge, de la vérité et de la confiance, et comment elle se positionne à cet égard.
  2. « La foudre n’est pas la colère de Zeus » : qu’en est-il de la vérité dans les sciences ? Sur la base des déclarations de scientifiques, les participant-e-s échangent différents points de vue.
  3. Et toi, comment réagis-tu face à la vérité et au mensonge ? Les participant-e-s s’auto-analysent à ce sujet.

Fish Bowl

Faire confiance à la science sans information indépendante ?

 

Beat Glogger, higgs.ch

 

Site web

Présentation

La crise des médias a donné lieu à des plans d’austérité et des suppressions d’emploi touchant en premier lieu les départements considérés comme « nice to have » et le SAVOIR tout particulièrement. Parallèlement à cette raréfaction du reportage scientifique, les hautes écoles développent à tous les niveaux leurs activités de communication. Du point de vue de la science de la communication, cependant, cette communication institutionnelle ne peut pas remplacer le débat et le reportage journalistique. Car il manque la référence externe, le regard extérieur nécessaire à la crédibilité.

Mais qui doit payer le journalisme (scientifique) indépendant ? La thèse selon laquelle, outre les sources philantropiques, les pouvoirs publics et l’économie, les hautes écoles, la science et le système éducatif devraient également participer au financement sera présentée. Le journalisme indépendant est-il possible dans de telles conditions ? Et les financeurs vont-ils tolérer des reportages critiques ?  Comment l’existence de ces reportages sera-t-elle assurée ? Voici quelques-unes des questions qui seront abordées lors de ce fishbowl.

  1. Courte présentation (Vinzenz Wyss, ZHAW, Beat Glogger, higgs, 15 min.)
  2. Evaluation des thèses présentées au fishbowl avec chaise vide et modérateur (35 min.)
  3. Résumé sous la forme d’un dernier tour de table, arbitré par un modérateur (10 min.)

Cercle intérieur du fishbowl:

  1. Les deux intervenants
  2. Une personne académique ou de Swissuniversities
  3. Une personne du monde politique de la formation (p. ex. CDIP ou CSEC)

Cercle extérieur:

communication universitaire, journalisme scientifique, économie, rédaction en chef d’un grand quotidien, autres personnes intéressées. Pour que les groupes soient correctement représentés, des personnes ciblées sont invitées.

Règle: dans le cercle intérieur, ce seront d’abord les participants 2) et 3) qui donneront leur feedback sur les thèses présentées. Dès que quelqu’un du cercle extérieur souhaitera intervenir, il ou elle prendra place sur la chaise vide et participera à la discussion. Si un-e autre participant-e du cercle extérieur souhaite intervenir, il ou elle se manifestera et prendra place à son tour sur la chaise vide. Tout à la fin, le modérateur demandera au cercle intérieur les enseignements qu’il a tirés de cette expérience.

Workshop 5

Science et confiance ? Les extrêmes se touchent !

 

Manfred Jurgovsky, PH Zug / minima.media

 

Site web

Site web

 

La science ne prend pas sa source sans la confiance mais dans la méfiance envers ce monde. Et ses résultats sont et demeurent hétérogènes et contradictoires. Comment transmettre cette hétérogénéité et ce caractère contradictoire ? Et que peut faire la communication scientifique pour préserver, apprécier et partager cette hétérogénéité et ce caractère contradictoire ? Le workshop présentera des procédés numériques permettant de visualiser le savoir dans sa complexité et ses contradictions :

  1. Le workshop présentera des procédés et des outils numériques pour créer des médias de formation et d’information en s’aidant d’exemples pratiques.
  2. Les principes (techniques) des procédés seront expliqués.
  3. Les participant-e-s pourront discuter de leurs projets et poser des questions sur la visualisation de contenus complexes.

Débat

Et si nous étions aussi responsables du succès des fake news ?

 

Noëmie Lozac’h-Vilain, Universcience – Ecole de la médiation

 

Site web

Présentation

Infox, rumeurs, arguments fallacieux, faits alternatifs, théories du complot…

Médiateurs·trices scientifiques, nous nous retrouvons bouleversé·e·s dans notre traitement de l’information et dans nos échanges avec nos publics. Nous exprimons une volonté de développer l’esprit critique des citoyennes et citoyens de nos structures de culture scientifique.

Et si, malgré les meilleures intentions, nous étions nous aussi, professionnel.les de la diffusion de la culture scientifique, des producteurs de troubles de l’information ?

Comment nous assurons-nous que nos actions ne renforcent pas les croyances ?

Sous forme d’un débat mouvant, le workshop invite à s’interroger sur nos postures, nos enjeux stratégiques et nos biais individuels. Les arguments développés seront la matière première pour lister les engagements collectifs et individuels, pour une médiation bienveillante et engagée qui favorise l’esprit critique, et réduire le clivage Sachant.es/ignorant.es.

Cette activité est issue d’une formation professionnelle continue « Développer l’esprit critique en médiation scientifique » développée par l’Ecole de la médiation.

Un débat mouvant demande aux participantes et participants de se positionner sur des questions clivantes puis d’argumenter leurs choix.

A l’issue du débat interrogeant notre posture et nos biais dans les rencontres avec les publics, les participant.es définiront leurs engagements individuels et collectifs pour réduire le clivage sachant/ignorants et favoriser l’esprit critique des citoyen·nes.

Quiz show interactif avec expériences

I trust science, but it surprises me every time I do an experiment

 

Joseph Rodesch, Fonds National de la Recherche Luxembourg

 

Site web

 

Vous aimez les formats de jeux télévisés enrichis d’expérimentations? Alors cette session est faite pour vous! Chacun pourra participer à ce jeu expérimental. Différentes expérimentations simples seront présentées et chaque personne du public pourra émettre une hypothèse, prédisant comment l’expérience va se dérouler. L’erreur est donc préprogrammée. Les journalistes demandent souvent aux chercheurs de pronostiquer l’avenir. Cette session divertissante est censée montrer à quel point ces hypothèses sont incertaines déjà dans des situations prétendument simples. Joseph Rodesch travaille activement depuis 10 ans dans la communication scientifique auprès du Fonds National de la Recherche au Luxembourg et produit différents formats de connaissance pour Radio Télé Luxembourg (RTL) sous le pseudo « M. Science ».

Toutes les expérimentations seront menées en temps réel par le modérateur, et les personnes présentes pourront participer à cette session quiz expérimentale en s’aidant des cartes Plickers à choix multiple. Différentes hypothèses seront brièvement discutées.

Workshop 6

Reconnaître les fausses nouvelles sur des sujets scientifiques sur Internet

 

Sabrina Heike Kessler, Institut für Kommunikationswissenschaft und Medienforschung, Universität Zürich

 

Site web

Présentation

Sous l’effet de la numérisation, la communication a fondamentalement changé. En principe, chacun-e peut diffuser à grande échelle des informations par la voie numérique, p. ex. via les médias sociaux. Cette possibilité est notamment exploitée par les intervenants ayant des intérêts politiques ou économiques. De tels acteurs communiquent en étant guidés par leurs intérêts et diffusent bien souvent – délibérément ou pas – des informations scientifiques partiales et biaisées, fausses ou même inventées de toutes pièces. Pour les citoyen·en·s qui veulent s’informer sur Internet, les défis sont de taille. Ils doivent apprendre à distinguer le vrai du faux et le plausible de l’improbable parmi une quantité monumentale de sources d’informations scientifiques. Il s’agit de réfléchir à la façon dont chacun fait ses recherches sur Internet, d’identifier les sources d’informations scientifiques de qualité et dignes de confiance, et de distinguer le savoir scientifique assurément fiable (évident) des fake news. Pendant le workshop, ces compétences devront être argumentées par des exemples concrets, entraînées et réfléchies d’un point de vue scientifique.


Déroulement du workshop :

  1. Exposé de l’organisatrice du workshop (10 min.): que sont les fake news scientifiques et pourquoi sont-elles si répandues sur Internet?
  2. Situation pratique individuelle de recherche en ligne (10 min.): Les participants au workshop rechercheront des informations sur Internet ayant trait à différentes questions scientifiques; p. ex., le glyphosate est-il cancérigène? Les vaccins rendent-ils autistes ? Les comprimés de vitamines sont-ils une aide pour la santé ? Existe-t-il véritablement un changement climatique dont l’homme est la cause ?
  3. Constituer 4-5 groupes et discuter en groupe (10 min.) : Réflexion sur la recherche en ligne, l’impact des informations et la production de savoir
  4. Réflexion scientifique commune sur la recherche en ligne, l’impact des informations et la production de savoir (20 min.) : Qelles sont les sources d’informations fiables et de qualité sur Internet et à quoi les reconnaît-on ?
  5. Pour terminer, l’organisatrice du workshop fera une classification théorique de la recherche sur Internet (10 min.) en fonction des conséquences pour la confiance dans la science et les connaissances scientifiques.

Interaktives Format

Science Podcast Listening Slam

 

This Wachter, Audio Story Lab GmbH

 

Site web

 

 

Les podcasts scientifiques sont devenus une valeur sûre, en particulier dans l’espace anglophone. Il y en a aussi de plus en plus en Allemagne mais ils restent rares en Suisse.

Le « Science Podcast Listening Slam » est un événement interactif à écouter. Il permettra de découvrir la diversité des podcasts scientifiques et donnera au public son mot à dire quant à la durée de chaque podcast. Cela nous amènera à mieux comprendre ce que les podcasts peuvent faire, pourquoi ils nous ennuient, nous intéressent, nous énervent ou nous passionnent.

Dans le dernier quart d’heure, nous discuterons des possibilités du podcasting dans la communication scientifique.

Lors de cet événement seront diffusés des podcasts aussi divers que variés (en anglais, français et allemand). Le public décidera de la durée de chaque podcast : les personnes que le podcast ennuiera ou énervera pourront se manifester par un signe. Si la majorité est pour l’arrêt du podcast, celui-ci est stoppé. Ensuite, le modérateur recueille pour chaque podcast deux arguments étayant pourquoi le podcast n’a pas plu et deux arguments expliquant pourquoi d’autres ont souhaité au contraire poursuivre l’écoute.

Workshop 7

Pop Science – Journalisme scientifique via les médias sociaux

 

Media Marco Vencato, Gebert Rüf Stiftung

 

Site Web

 

La confiance est le nouveau paradigme de la communication scientifique. Il ne s’agit plus de transmettre du haut vers le bas un savoir à un public difficilement saisissable mais d’échanger sur la science avec des groupes cibles spécifiques, de sorte à pouvoir développer une culture de la confiance entre chercheurs et profanes. Mais comment suscite-t-on l’intérêt d’un public, jeune en particulier, pour les sujets scientifiques à l’ère des médias numériques ? Quelles conditions institutionnelles doivent être remplies pour qu’un journalisme scientifique numérique moderne crée un engouement pour la recherche chez les jeunes ? Dans quelle mesure une initiative médiatique, qui se sert de la culture pop, peut représenter de manière crédible les sciences et ses contradictions ? Le workshop proposé ici visera à aborder ces questions sous deux angles différents : Urs Hafner esquissera le contexte de la communication scientifique en Suisse, en se basant sur les 30 entretiens qu’il a menés avec des responsables dans la communication scientifique, dans le journalisme scientifique et des responsables universitaires. Serge Michel de heidi.news présentera quant à lui le projet « Pop Science ».

 

Ce workshop vise à ouvrir la discussion sur la capacité du journalisme scientifique numérique moderne d’atteindre les jeunes publics cibles en passant par les médias sociaux et, le cas échéant, sur la manière d’y parvenir. Pour ce faire, des méthodes d’input et de modération seront mises en place. Deux courts exposés permettront de présenter la nouvelle approche de Pop Science ainsi que les conditions-cadres institutionnelles et financières, suivis d’une discussion en plénière arbitrée par un modérateur. Le modérateur lancera la discussion en posant quelques questions critiques aux intervenants, avant de passer la parole à l'auditoire pour les questions. L’objectif est d’examiner de manière critique les avantages, les inconvénients et les conditions de succès du projet Pop Science.
Résumé

Website

 

Video

Von Philipp Burkard und Tiina Stämpfli, Science et Cité, Bern