Jeudi, 22 septembre 2016
Accueil et conférences d'ouverture

La Suisse, baromètre scientifique – premiers résultats et perspectives


Prof. Dr. Julia Metag, Université de Fribourg et Prof. Dr. Mike Schäfer, Université de Zurich

 

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Que pensent les Suisses à propos des questions scientifiques et comment leur vision de la science est-elle influencée par les sources d’information des médias de masse, depuis Facebook et Twitter jusqu’aux réseaux familiaux et cercles d’amis ? Ces questions sont au coeur du projet à long terme « La Suisse, baromètre scientifique », financé par la fondation Gebert Rüf, la fondation Mercator Schweiz et l’IPMZ de l’Université de Zurich.
Au moyen d’une enquête représentative menée tous les trois ans auprès de la population suisse, les processus actuels de mutation de la communication scientifique et de son public font l’objet d’un suivi et les rapports entre la communication scientifique, son usage et les réactions du public sont mis en lumière.
La première enquête a été menée en été 2016. Cet exposé en présente les premiers résultats.

Penser la communication scientifique à partir des proximités digitales issues des usages du numérique

 

Dr. Olivier Glassey, Université de Lausanne

 

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Une des caractéristiques essentielles de la digitalisation s’incarne dans la diversité des formes de proximités qu’elle permet de cultiver (partages de données, collaborations, participations, débats, etc.). Ces logiques de mutualisation, souvent valorisées dans le cadre de projets singuliers dédiés à un public ciblé, rencontrent cependant de nombreux obstacles quand leur déploiement est envisagé dans le contexte plus hétérogène et volatil des usages du numérique à l’échelle de la société.
Dans ce contexte, nous proposons d’examiner les logiques d’agrégation et de reconfiguration des flux informationnels qui s’organisent à partir des connaissances scientifiques mais aussi parfois en dépit ou en opposition avec ces connaissances. Cette démarche permettra d’expliciter les liens complexes qui se tissent dans les échanges en ligne entre communautés épistémiques, communautés de pratique et communautés d’intérêt.
En portant une attention particulière aux dynamiques sociales qui animent les usages du numérique, l’intention est de situer la médiation scientifique dans un « paysage » digital plus large, proche de l’expérience du public. L’enjeu étant de penser la lisibilité de la communication scientifique à partir de ce contexte digital complexe.

Agir au niveau politique par le biais de la science

Partage des savoirs entre les sphères scientifique et politique

 

Prof. em. Dr. Paul Messerli, Académie suisse des sciences naturelles,
Berne

 

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Exposé


 

 

 

 

L’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) pratique le conseil politique dans le domaine scientifique depuis plus de 20 ans. Dans le cadre de ses forums, elle encourage le dialogue entre la politique et la société sur des thèmes politiques et sociaux de grande portée, tels que le changement climatique, la préservation de la biodiversité ou l’importance de la recherche génétique.
Le conseil politique n’est pas une démarche à sens unique, mais un dialogue d’égal à égal entre des participants qui assument différentes fonctions. Une institutionnalisation de l’interface science-politique facilite la mobilisation des acteurs de chacune des parties, au moment opportun. La mise en place de plateformes de dialogue nécessite un investissement à long terme en matière de ressources humaines et techniques. En définitive, l’indépendance politique et économique est une condition essentielle pour assurer la médiation entre la science et la politique.
Cet exposé s’interroge sur la manière d’améliorer l’interaction entre la science et la politique et sur les conditions favorables à ce dialogue.

Visibilité de la recherche dans les sciences humaines et sociales

 

Dr. Alexander Hasgall, Université de Genève

 

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En qualité d’institutions financées par l’Etat, les hautes écoles sont tenues de garantir la visibilité de l’intérêt et de la qualité de leur recherche vis-à-vis du public et, partant, du monde politique. A cet égard, les sciences de la vie et de la terre présentent un avantage. Le résultat de leurs recherches peut être exposé par le biais de « produits » concrets et de nouvelles technologies. Pour en mesurer la qualité et l’impact, il existe des méthodes bibliométriques dont la valeur est certes controversée, mais qui sont néanmoins bien établies et majoritairement acceptées par les chercheurs. Ces mesures bibliométriques sont également intégrées aux différents classements des hautes écoles. Les sciences humaines et sociales (SHS) ne disposent pas d’un tel processus. Cet exposé pose la question de la qualité dans les SHS et présente les méthodes développées dans le cadre du programme SUK « Performances de la recherche en sciences humaines et sociales » pour assurer la visibilité de la recherche dans les SHS. Il aborde également le rapport existant entre la conception de la qualité et de la recherche dans les SHS et les exigences posées au niveau politique en matière de recherche.

L’argent de la science

 

Dr. Pierre Bratschi, Département d’astronomie de l’Université de Genève

 

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La recherche fondamentale est un des piliers de notre développement, de notre indépendance et de notre richesse. Cependant les politiciens ne sont pas toujours conscients de l’importance de celle-ci. La communication de la part des scientifiques est donc essentielle pour les convaincre de la nécessité des fonds alloués à la science. La plupart du temps les scientifiques pensent que l’information transmise par les médias est le bon moyen pour parvenir à leur but. Or si celui-ci est effectivement indispensable, d’autres approches peuvent se révéler tout aussi efficaces voire plus. C’est notamment le cas de la visite d’infrastructures, de l’invitation à des événements liés à la science, de la diffusion du savoir dans les écoles, de la participation à des conférences sans oublier de sensibiliser les scientifiques à l’importance de la communication.

Se mettre au service du public en ligne

Comment capter l’intérêt d’un public individualisé et très diversifié

 

Dr. Claudia Hoffmann, Scitec-Media, Winterthour

 

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Les possibilités du journalisme en ligne ne sont, à ce jour, que très faiblement exploitées. Même si la plupart des articles de presse en ligne contiennent de plus en plus d’éléments multimédias, dans leur forme, ils se différencient à peine des articles de la presse papier. C’est ce que nous voulons changer. En collaboration avec le studio de design Interactive Things, Scitec-Media, agence pour le journalisme scientifique, développe une nouvelle forme d’articles de presse en ligne, qui sont systématiquement centrés sur l’utilisateur et ses besoins. A cette fin, les contenus sont répartis en éléments individuels qui peuvent se combiner les uns avec les autres. L’utilisateur peut ainsi définir lui-même l’ordre, la durée et l’ampleur de l’information. Cela nécessite une préparation et une présentation inédites des contenus journalistiques. Nous présentons ici le prototype du nouvel outil en ligne développé avec le soutien de Google Digital News Initiative.

La science en ligne : elle ne manque pas d’humour, mais peut-on la prendre au sérieux ?

 

Nora Heinicke, Haute école pédagogique de Zurich

 

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L’intérêt des médias sociaux pour la communication scientifique a fait l’objet de nombreuses discussions et de fréquentes remises en cause. Les critiques dénoncent le fait que l’Inte net n’est pas un lieu pour mener des débats scientifiques sérieux, ils réclament des critères et des normes en vue de garantir la qualité requise. C’est un fait : sur leurs blogs ou sur Twitter, les scientifiques font des blagues, se livrent à l’ironie ou au sarcasme, racontent leur vie privée et citent même Wikipédia. Mais en même temps, ne font-ils pas également beaucoup plus que cela ? Même s’ils pratiquent parfois la séduction et l’exagération, il n’en reste pas moins qu’ils livrent également des informations et des explications.
Il convient d’analyser et de définir le contenu et le mode de transmission de ces informations avant d’aborder la question de la qualité et des normes. Dans mon exposé, je montre, à partir d’exemples de blogs scientifiques, comment scruter de façon détaillée les spécificités de ce type de communication scientifique. J’explique par la même occasion qu’il faut se garder de classer et de juger a priori les nouvelles formes de communication scientifique pour ne pas étouffer dans l’oeuf les opportunités et la diversité offertes par ces formes et formats inédits.

Connaître le public de la communication scientifique au
moyen d’une application

 

Mirco Saner, Carmen Koch, Iris Herrmann, Haute école des Sciences Appliquées de Zurich, Winterthour

 

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Sur le plan empirique, on connaît peu le public suisse de la communication scientifique et sa réceptivité. Or, il est nécessaire d’en avoir une connaissance approfondie pour obtenir des indices permettant de savoir quels sujets scientifiques doivent être adressés à quelles personnes, par quels canaux et sous quelle forme pour susciter l’intérêt. C’est une première étape pour rendre les thèmes scientifiques à nouveau lucratifs pour les médias de masse et sortir le journalisme scientifique de sa précarité médiatique.
Nous présentons ici comment il est possible, à l’aide d’une application qui n’a pas été développée pour la recherche, d’étudier la réceptivité médiatico-scientifique, et nous discutons des résultats de deux études dans lesquelles les participants ont documenté pendant quatre semaines leur « consommation » de communication scientifique via l’application. Les données recueillies mettent en lumière différents types d’utilisation et nous livrent, de façon apparemment paradoxale, des indices révélant que les thèmes scientifiques sont essentiellement réceptionnés par le biais des médias de masse imprimés nationaux et également par les canaux en ligne. En outre, les destinataires souhaitent un étiquetage clair leur permettant de savoir quand ils ont affaire à une communication scientifique.
Le projet a été développé et réalisé par Iris Herrmann, Carmen Koch et Mirco Saner.

Do it: Developing new formats

Let’s Use New Technologies in Science Communication

 

Johanna Barnbeck, Artistic Research and Creative Consulting for SciComm, Berlin 

 

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Whereas the adjective «cutting edge» is frequently used to describe the timeliness and validity of research projects, the same adjective hardly ever appears when addressing the technology and formats used for science communication. Why is that? Why doesn’t cutting edge research also seem to require innovative technology to explain and distribute its
meaning?
There are only a few communication formats out there specifically designed for scientific research. More often, the formats used are tried and tested elsewhere and at some point adapted to scientific communication needs.
Thus, science communicators have difficulties to become early adopters of new media formats or even developers of technologies themselves.
We address these issues in a workshop, and get impulses on creative concept development and design thinking to help us develop new formats according to our communication needs. 

Les sujets brûlants de la communication scientifique I

Communiquer sur l’expérience animale ? Portrait d’un scientifique engagé

 

Dr. Fabienne Crettaz von Roten, Université de Lausanne

 

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Ces dernières années, les scientifiques ont été priés de sortir de leur tour d’ivoire pour présenter leurs recherches et instaurer un dialogue avec un large public. Les scientifiques remplissent volontiers cette mission (seulement 12 % d’inactifs en 2008 à l’Université de Lausanne). Cependant, le niveau diffère selon l’âge, le sexe, le statut, la discipline, et les représentations de la société.
Dans une perspective sociohistorique, la relation entre les scientifiques pratiquant l’expérimentation animale et la société est complexe avec des votations sur le sujet (au niveau fédéral, i. e. 1992, et cantonal, i. e. Vaud 2005), des actions violentes de mouvements anti-expérimentation, et un accroissement de la sensibilité à la cause animale.
Partant de notre analyse du vote vaudois, l’objectif central de cette recherche est d’étudier comment les scientifiques de cette discipline font face aux injonctions des différents acteurs du monde politique, scientifique et sociétal. Nous souhaitons analyser leurs représentations de la société et cerner les moteurs et freins aux activités d’engagement. Cette étude se base sur un échantillon de scientifiques en 2016 (n = 117).

La Commission indépendante (CIE) internements administratifs – entre communication scientifique, arène politique et mémoire collective

 

Joséphine Métraux, CIE internements administratifs, Berne

 

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Comment concilier rôle public, enjeux scientifiques, politiques, éthiques et émotionnels ?
Cette question se situe au coeur du mandat de la Commission indépendante d’experts chargée par le Conseil fédéral de réaliser une étude scientifique sur l’internement administratif (CIE).
A ce titre, la CIE consacre une partie de son mandat à la diffusion des résultats scientifiques à un large public. Ce travail de diffusion vise à améliorer et à ancrer dans la société les savoirs acquis sur cette réalité historique et à les rendre disponibles et accessibles.
Les recherches de la CIE sont un processus politique et social dont les historien-ne-s ne sont pas les seuls acteurs. L’un des défis posés à la CIE est la mise en valeur de celles-ci, tout en respectant les sensibilités de ses groupes cible, et notamment des personnes concernées par les mesures d’internement administratif. Leur intégration active dans le processus de médiation en est l’un des éléments clés.

La publicisation du nucléaire en France – entre logiques technopolitiques et idéaux délibératifs

 

Dr. Mikaël Chambru, Université Grenoble Alpes

 

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Cet exposé se propose d’étudier les jeux et les enjeux normatifs communicationnels à partir desquels se reproduisent socialement des formes du savoir, des normes et des valeurs culturelles. Au travers du cas de la publicisation du nucléaire en France, nous analyserons les dynamiques conflictuelles observables entre les différents acteurs sociaux. Premièrement, nous montrerons que la représentation politique participe, au travers des pratiques de la « vulgarisation », à la diffusion d’une information scientifique et technique « objective » et « rationnelle » visant à légitimer et à justifier des choix présentés comme non politiques, et par conséquent relevant de la seule compétence d’une expertise scientifique positivement conçue. Deuxièmement, nous monterons que ces pratiques conduisent à l’émergence de contre- publics cherchant, par la critique sociale des sciences, à politiser et à publiciser ces problématiques dans la perspective de la défense d’un bien public. Cette dynamique est ancrée autour de revendications structurelles d’une véritable participation des publics aux processus délibératifs relatif aux choix scientifiques et techniques.
Project learnings: des expériences de première main

Un serious game c’est bien. Dans une exposition c’est encore mieux !

 

Dr. Béatrice Pellegrini, Muséum d’histoire naturelle, Genève

 

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« Faites comme chez nous » (FCCN), une exposition ouverte au Muséum d’histoire naturelle de Genève le 18 décembre 2015, a été conçue avec un double objectif : présenter la recherche scientifique faite dans nos murs (ignorée par notre public) et s’adresser en priorité à un public de jeunes adolescents (presque absents au Muséum).
FCCN donne ainsi un accès virtuel à nos lieux d’étude et de conservation avec pour objectif d’établir un dialogue entre le jeune public et nos chercheurs, en évitant au maximum de présenter des contenus sous forme didactique (que les adolescents de toute façon ne lisent pas !). Quatre mois après son ouverture, 12 000 visiteurs ont déjà expérimenté cette exposition : un succès presque inattendu, lié en partie aux nouveaux outils de médiation proposés.
Dans l’exposition, nous avons en effet choisi un mode de communication proche de ceux qu’ils utilisent (en développant notamment un serious game en sept étapes qui jalonnent l’exposition), tout en réservant une place importante à la découverte d’objets réels et aux interactions immersives. C’est la nature de ce lien entre numérique et interaction physique dans une exposition que nous aborderons.

Des assemblées étudiantes consacrées aux questions scientifiques

 

Cristina Morisoli, L’ideatorio – Università della Svizzera italiana, Lugano

 

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Est-il moral d’utiliser des embryons humains pour la recherche ? Les vaccins sont-ils utiles ou nocifs ? L’Ideatorio organise depuis plusieurs années des assemblées étudiantes sur des sujets scientifiques, dans le but de proposer un forum de discussion. L’assemblée étudiante vise à renforcer les aspects participatifs et la gouvernance, tout en favorisant le dialogue entre les jeunes et la recherche en mettant l’accent sur la citoyenneté. Cet outil permet souvent de tester la capacité d’écoute, de promouvoir l’émergence d’un consensus et de développer la compréhension de la complexité des décisions politiques. En outre, les sessions de l’assemblée permettent aux étudiants de mieux comprendre les processus de prise de décision dans leur pays. Elles développent également la pensée critique et la vigilance concernant les grands défis de l’avenir. Les assemblées étudiantes sont souvent organisées en coopération avec des organisations européennes et permettent un dialogue direct avec des scientifiques. Sur la base d’une expérience de dix séances de débat (changement climatique, vaccins, cellules souches, énergie du futur, etc.) L’Ideatorio (USI) présente les forces et les faiblesses de cet outil.

Ornitho.ch – l’ornithologie entre dans le monde du big data

 

Dr. Sylvain Antoniazza, Station ornithologique Suisse, Sempach

 

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Les oiseaux ont toujours eu une place privilégiée comme vecteur de communication scientifique. D’une part, les sujets qui leurs sont relatifs ont généralement bonne presse et peuvent facilement être transmis, d’autre part également, il existe un grand nombre d’ornithologues amateurs récoltant des données de haute qualité. Depuis des décennies la Station ornithologique Suisse a récolté et stocké ces données. Son travail a toutefois pris une autre dimension avec le déploiement du site www.ornitho.ch en 2003 en Romandie et au niveau suisse en 2007.
Ce site est une base de données en ligne permettant de saisir, mais aussi de visualiser immédiatement des observations d’oiseaux. Le succès de cette centrale d’information a été fulgurant, multipliant par 5 le nombre d’observations enregistrées en Suisse. Il a également permis de recruter de nombreux nouveaux collaborateurs et a permis de grandement
élargir la scène ornithologique suisse.
Cette évolution rapide des outils informatiques ouvre une nouvelle ère où les défis sont plutôt dans la gestion et l’analyse des données que dans leur récolte, mais qui offrent également des opportunités d’échanges presque illimitées.
Do it: les outils participatifs de la communication scientifique

Liberating Structures : utiliser de manière ciblée les formats adéquats pour des interactions pertinentes et passionnantes en matière de sciences citoyennes

 

Daniel Osterwalder, Osterwalder & Stadler GmbH, Berne

 

 

Avec Liberating Structures, nous avons développé à la fois un outil passionnant et une approche issue de nombreuses années d’expérience afin d’enrichir de façon exacte et pertinente la communication scientifique en termes de participation. L’atelier permettra d’une part de développer des méthodes individuelles d’interaction et de participation propres à Liberating Structures par le biais d’exemples concrets de communication scientifique et, d’autre part, d’en discuter à la lumière de nombreuses références à des applications pratiques.

 Vendredi, 23 septembre 2016

 

Allocution de bienvenue et conférence

«This is for everyone»

 

Anton Aschwanden, Head of Public Policy Google Switzerland, Zürich

 

 

 

 

 

 

Sir Tim Berners-Lee famously said at the Summer Olympics opening ceremony in 2012 of his invention, the World Wide Web: «This is for everyone.»
The web allows anyone – from anywhere, of any age, and any skillset – to communicate, to connect, to explore, to create, to experience and to educate. And also to start and scale new ideas, and to find a global audience to share passion and thrive.
How can research institutions and scientists spread information using new digital channels and tools? What are new opportunities and challenges when illustrating scientific context? How can digital channels support and complement the dissemination of information to reach new audiences?
The possibilities of knowledge sharing using some hand-ons demonstrations of Google tools will be the topic of this presentation. 
Interface entre science et politique

The Rise of Science Policy

 

Dr. Mirko Bischofberger, ancien conseiller scientifique au Fonds national suisse de la recherche scientifique, Zurich

 

 

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La communauté scientifique s’est considérablement développée au cours du siècle dernier. Le nombre de chercheurs professionnels au niveau mondial a été multiplié par dix au cours des dernières décennies et le budget de la recherche, de même que les publications numériques, continuent à progresser à un rythme totalement inédit. Mais cet essor impressionnant n’est pas sans inconvénients. La recherche se trouve confrontée aujourd’hui à d’énormes défis en matière de politique scientifique, notamment en ce qui concerne la relève universitaire, l’accès libre et la science ouverte à tous, la recherche ou la reproductibilité européenne, notamment en Suisse. Il en résulte un besoin croissant de renforcement de la politique scientifique (science policy), du nombre de conseillers scientifiques et de la recherche sur la recherche (métarecherche). L’exposé présenté par Mirko Bischofberger (ancien conseiller scientifique auprès du Parlement et du FNS) retrace brièvement cette évolution historique puis montre comment et pourquoi nous devons tous être informés en matière de politique scientifique, afin de pouvoir garantir en Suisse une science et une politique scientifique optimales.

Challenges of the dialog between science and policy and possible responses 

 

Dr. Simon Maag, Eawag: Institut de Recherche de l’Eau du Domaine
des EPF, Dübendorf

 

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A frequent complaint by scientists is that decision-makers do not use the best available knowledge or misinterpret it. At the same time, decision-makers criticize scientists for not producing «useful» knowledge. Science-Policy/Practice Interfaces (SP2I) aim at bridging this frequently deplored «gap» by matching knowledge supply (by scientists) with knowledge demands (by policy-makers and practitioners). The presentation highlights some of the major challenges experienced at the SP2I such as poorly timed and communicated research results, missing institutional support or adverse incentives on both sides of the gap. It then discusses approaches for meeting these challenges as applied in Switzerland and abroad; such as facilitator (broker) offices or institutional arrangements to encourage engagement at the SP2I. 

Making the Paris Agreement a success – communication first

 

Dr. José Romero, Swiss Federal Office for the Environment, Berne

 

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The aim of the climate agreement adopted in Paris in 2015 by the Climate Convention is: to hold the increase in the global average temperature to well below 2 °C and even to 1.5 °C above pre-industrial levels; to increase adaptation; and to make climate finance flow in view to reduce greenhouse gas emissions. These targets have to contribute to sustainable development and to eradicate poverty. This contribution presents the necessary actions related to communication and to policy-science dialogue to make the Paris Agreement a success. At the global level, the Climate Convention has to communicate on the elements of the Paris Agreement, the means to achieve them and the progress done. And the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) has to communicate the scientific consensus on climate change underlying the process. At the national level, Governments have to communicate clearly the Paris objectives and the actions required from the various actors. In this context, the national scientific communities may be instrumental in downscaling global scientific information to national level and assessing the steps done towards the Paris objectives under the national circumstances. 

Theory building at the Science-Policy Interface

 

Dr. Tamara Hochstrasser, University College Dublin

 

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One of the difficulties with using scientific knowledge as evidence-base for policy making is the context dependency of the effects of political decisions. In this contribution I will argue that the communication process between scientists and policy makers can be approached similarly to theory building in scientific disciplines working with aspects of the natural world that are highly context dependent, such as ecology. Theory development in ecology happens regarding three main aspects: completeness, addition of detail and integration. Completeness refers to the numbers of factors considered, addition of detail refers to the refinement of the description of these factors, and integration refers to the conceptual work in integrating different sources of knowledge, e.g. by assuring that assumptions are not violated. These same three aspects can be used to build theory as well as to adaptively learn at the science-policy interface. With the help of examples I will illustrate how this simple conceptualization of theory development can help increase the relevance and quality of evidence used in policy making. 

Découvrir des projets actuels par la discussion

Introduction

 

 

 

 

Sélectionnez un projet parmi ceux qui sont présentés dans la salle. Après une brève introduction par la direction du projet, vous dialoguez brièvement sur les thèmes clés de votre choix. Au bout de env. 15 minutes, vous avez la possibilité de découvrir un autre projet. Deux modules séparés par une courte pause sont prévus. Chaque module comporte quatre projets, dont trois peuvent être explorés par les participants.

L’offre pédagogique Luftlabor – une coopération entre les autorités fédérales, les acteurs économiques et la société civile

 

Andreas Hieber, LerNetz AG, Berne

 

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Luftlabor (laboratoire de l’air) est une offre pédagogique techniquement et didactiquement moderne présentant les principaux aspects liés à l’air et à la qualité de l’air.
L’organisation particulière du projet, auquel participent des autorités fédérales (OFEV), cantonales (offices cantonaux de contrôle de la pollution de l’air), des acteurs économiques (USM, Stihl, Husqvarna, etc.) et la société civile (Ligue contre le cancer et Ligue pulmonaire suisse), est un véritable exemple de coopération PPP dans le cadre de la médiation de questions scientifiques ayant une portée sociale majeure. Cette coopération entre les différents partenaires ouvre de nouvelles voies et perspectives en ce qui concerne la transposition dans les cours ainsi que la visibilité et la diffusion de l’offre pédagogique. D’un point de vue didactique, l’offre pédagogique Luftlabor montre comment on peut intégrer des thèmes de sciences naturelles dans les cours en fonction des compétences, conformément au programme Lehrplan21.
L’agence LerNetz AG est responsable de la conception et de la réalisation de l’offre en coopération avec la Haute école pédagogique de Berne.

L’Ökobeichtstuhl (éco-confessionnal), un scientainment (Science + Entertainment, sciences ludiques) numérique de sensibilisation au développement durable


Isabel Jaisli, Haute école des sciences appliquées de Zurich,
Wädenswil

 

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L’Ökobeichtstuhl (éco-confessionnal) est un élément de scientainment que l’on peut parcourir pour découvrir toutes les répercussions des « péchés écologiques » de la vie quotidienne. Parallèlement, il propose une « bonne action » par laquelle on peut racheter ses péchés. Ce rachat repose sur des calculs scientifiques à partir de l’écobilan. Arborant des couleurs vives et un décor de style BD, ce confessionnal vise principalement un public jeune et non sensibilisé à l’environnement. Pour toucher ce public le plus largement possible, il est logique d’avoir recours aux médias numériques ainsi qu’à d’autres outils numériques. Ainsi, on peut « se confesser » sur un site Internet ou via une application. Ceux-ci offrent également la possibilité de « racheter » un éco-péché sur la durée et, grâce à la « communauté », permettent à chaque individu de se sentir utile. Facebook, Instagram et des vidéos humoristiques sur YouTube complètent cette offre. Cette session présente les défis rencontrés lors de la conception d’une campagne multimédia et permet de discuter sur la base de ces expériences des forces et les faiblesses des outils numériques.

Sciences humaines – vulgarisation et numérisation : Avenue – das Magazin für Wissenskultur


Dr. Corinna Virchow et Dr. Mario Kaiser, Bâle

 

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La vulgarisation des sciences naturelles et techniques a commencé il y a 170 ans, soit une longue période au cours de laquelle un certain nombre d’habitudes se sont installées. La vulgarisation des sciences humaines et sociales, en revanche, est une histoire où tout est encore à inventer. Une chose est sûre : la routine des magazines ne peut pas faire figure d’exemple à l’ère du numérique.
Dans notre session, nous présenterons les premières expériences faites avec une plateforme de vulgarisation scientifique pour les sciences humaines et sociales, en proposant des premières pistes pour appréhender ce que sera l’avenir de la vulgarisation scientifique dans les disciplines « douces ».
• A quel public s’adressent les contenus vulgarisés des sciences
sociales et humaines ?
• Dans quelle mesure la thématique peut-elle être « savante » ?
• Comment les opportunités numériques de participation sont-elles exploitées dans la production de connaissances ?

Making online interaction a win-win: example with Climanosco.org – a new climate science communication platform


Prof. Dr. Michel Bourqui, Climanosco, Zurich 

 

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There are many excellent reasons for trying to bring scientists to write directly for the general public. Among them, a more accurate interpretation of scientific results, a more direct reflection of the advancement of science, and an opening of the scientific world. But the challenges are also numerous. In particular, the associated extra workload is an important barrier for the already fully loaded scientific researchers. Another important challenge is to ensure that scientists’ communications are understandable by a large public and that they stay so on the long term.
In light of the increasing societal importance of climate sciences, a group of climate scientists and citizens worldwide initiated in 2015 Climanosco. org, a new online platform to tackle this challenge. Our way forward is to engage non-scientists into a win-win interaction process where they participate, hand-in-hand with climate scientists, in the production of climate science articles that are free, reliable and understandable by a large public.
This contribution will present the basics of this initiative, what we have achieved during our first year of operations and what we plan for the next future. 

AQUATIS, digital culture in aquarium and science center: a case study


Dr. Elsa Lacroix, THEMATIS Cultural Engineering, Vevey 

 

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AQUATIS is Switzerland’s first large aquarium and science center dedicated to freshwater and sustainable development. It offers an unraveling journey across the most amazing ecosystems of the world: from the Rhone glacier to the Amazonia rainforest. The center is under construction and will open its doors to the public in spring 2017. AQUATIS is set to inspire the general public, encouraging their interest in environmental questions.
How AQUATIS can embrace the digital culture to offer a new experience to its public? By focusing on a case study, this talk will address several questions, which are central for museum curators and designers nowadays, such as:
• How does digital culture shape visitors expectations?
• How can we use new technologies to design immersive spaces and new physical experiences?
• How digital culture has changed the way we tell stories?
• How to provide a personalized experience to visitors?
In AQUATIS, the content and space design relies on the newest technologies such as augmented reality, mapping, 3D printing, to provide an innovative experience. Our main objective: to develop a sense of wonder and raise awareness of sustainable development issues. 

De la viande, oui mais – une exposition pour carnivores, flexitariens et végétariens


Dr. Petra Bättig-Frey, Haute école des sciences appliquées de Zurich, Wädenswil 

 

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Vous aimez un bon steak à point ou vous préférez une escalope végétarienne ? Les Suisses consomment en moyenne près d’un kilo de viande par semaine. Une réduction de la consommation de viande serait souhaitable tant d’un point de vue environnemental que sanitaire. Mais dans quelle mesure une haute école peut-elle (et doit-elle) prescrire « ce qu’il faut faire » ? Comment peut-on présenter un thème émotionnel tiraillé entre l’arbitraire et le paternalisme ? Le nouveau pavillon « De la viande, oui mais » aborde ce dilemme sous l’angle d’une mise en scène du pour et du contre. L’exposition présente un dialogue au fil duquel les avantages et les inconvénients de la consommation de viande sont évoqués de façon ludique. Les conséquences sont connues, la décision reste ouverte. Pour finir, des recettes invitent à faire l’expérience d’une alternative à la viande – seitan, steak de céréales ou fromage indien – car cela permet d’enrichir le menu de chacun. Les premiers résultats de l’évaluation montrent que ce concept rencontre un écho positif.

Programme de formation sur l’engagement public et la communication scientifique


Dr. Melanie Paschke, Zurich-Basel Plant Science Center, Zurich 

 

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Depuis 2010, le Plant Science Center de Zurich-Bâle propose aux doctorants de tous les domaines des sciences de la vie un programme de formation unique qui enseigne les compétences et les outils nécessaires pour agir au niveau de l’interface « science-politique ».
Ce programme transpose le rôle et les tâches des biologistes dans un dialogue réflexif basé sur des faits et des valeurs entre la politique, la science et le public.
Ce qui nous intéresse en particulier, c’est de savoir comment mettre en lien, dès le début du processus de recherche, le public et les scientifiques dans le cadre d’un dialogue constructif qui permette le débat sur les valeurs sociales et éthiques, ainsi qu’une discussion transparente sur les risques.
Sous forme de dialogue, nous présentons notre expérience du processus
d’engagement du public dans le cadre de nos programmes de formation et sa transposition dans la communication scientifique qui a lieu au Plant Science Center de Zurich-Bâle.

« angesprochen. Podcast linguistique »


Dr. Charlotte Meisner, Université de Zurich 

 

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Dans « angesprochen », nous interrogeons une fois par mois des chercheurs en linguistique et dans des disciplines connexes sur leurs recherches actuelles liées à la langue et la communication, et nous fournissons ainsi au public un aperçu de la diversité de la science du langage. Premier podcast en langue allemande consacré à la linguistique, « angesprochen » s’adresse au public intéressé en Suisse, en Allemagne et en Autriche. Depuis avril 2014, 24 entretiens ont déjà été produits. Ils peuvent être consultés sur le site Internet du Zürcher Kompetenzzentrum Linguistik (centre de compétence linguistique de Zurich) ou via iTunes. Les thèmes abordés concernent entre autres l’acquisition du langage par les enfants, les éléments linguistiques universels, les idéogrammes chinois ou la traduction automatique, et ils sont constamment élargis. Dans notre exposé, nous expliquons brièvement comment nous avons mis en oeuvre notre podcast sur le plan technique et organisationnel.
Do it: la communication politique dans les hautes écoles
La communication politique dans les hautes écoles


Maria Christoffel, swissuniversities et Xavier Pilloud, Netzwerk Future, Berne

 

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L’atelier de ScienceComm sera axé d’une part sur le calendrier politique de mise en oeuvre de l’initiative contre l’immigration de masse et les délais appropriés pour sensibiliser et mobiliser la communauté universitaire et le grand public. D’autre part, nous présenterons et discuterons les bonnes pratiques et les mesures – issues des ateliers organisés avec les hautes écoles – relatives à la communication politique.
En 2016 et 2017, les hautes écoles joueront un rôle central dans le débat public et swissuniversities les soutient à cet égard avec le projet « Advalue. Les hautes écoles pour une Suisse innovante ». Cet atelier de ScienceComm’16 vient compléter les ateliers sur la communication politique que swissuniversities organise cette année avec les hautes écoles dans huit régions. Il s’adresse donc à la fois à ceux qui ont déjà participé à l’un de nos ateliers sur la communication politique et à ceux qui n’y étaient pas.
2016 est une année clé pour la formation, la recherche et l’innovation et, par conséquent, pour les hautes écoles : c’est en effet cette année que se tiendront les négociations au niveau central avec l’UE, les discussions politiques et les votations relatives à la mise en oeuvre de l’initiative contre l’immigration de masse, ainsi que l’accord sur la formation et la recherche entre la Suisse et l’UE.

Conférences

Science, économie, société civile. Comment parler des enjeux scientifiques aujourd’hui ?


Prof. Dr. Dominique Pestre, école des hautes études en sciences sociales, Paris 

 

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Penser les liens entre science et technologie, marchés et économie,
société et démocratie, est un enjeu majeur de nos sociétés contemporaines. La conférence mettra d’abord ces liens en perspective historique, des Lumières aux années 1960. Elle considèrera ensuite les changements qui ont marqué les dernières décennies. Elle suggèrera enfin une série de règles pouvant permettre à une société hautement technique et libérale, mais aussi démocratique et durable, de mieux se déployer. Et ces règles pourraient bien sûr constituer un cadre de travail pour ceux qui ont comme tâche d’aider les publics à comprendre ce que sont et font les sciences et les techniques.
Dominique Pestre a une formation de physicien et d’historien. Il écrit sur l’histoire politique et sociale des sciences, le développement technique et les dégâts du progrès. Il est directeur d’études à l’EHESS, a été invité au California Institute of Technology, au Collegium Helveticum (ETH) à Zurich, au Wissenshaftskolleg zu Berlin, et a enseigné aux universités de Harvard, San Paolo, Rome, Genève, Bruxelles, etc. Récemment, il a dirigé Histoire des sciences et des savoirs, de la Renaissance à nos jours, en trois volumes, aux Editions du Seuil.

Science et politique – je t’aime moi non plus ?


Dr. Katja Gentinetta, philosophe et conseillère politique

 

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Liberté, transparence des résultats, calme, individualité et solitude : telles sont les caractéristiques de la recherche. Il en va tout autrement de la politique : elle a besoin d’objectifs, de lignes directrices et d’un collectif qui coordonne son action de façon bien organisée. L’antagonisme entre les deux mondes ne pourrait être plus grand, et les tensions, les frictions et les malentendus sont en quelque sorte inévitables.
Pourtant, la science et la politique ont besoin l’une de l’autre. La science a besoin que la politique lui fournisse des conditions-cadres appropriées et des ressources financières, tandis que la politique demande à la recherche un aperçu des connaissances et des constats existants sur l’évolution possible de l’environnement, de la technologie et de la société.
Dans quelle mesure les deux univers doivent-ils se connaître mutuellement pour que cette relation conflictuelle devienne fructueuse pour les deux parties ? Quelles libertés et quelles différences doivent être réciproquement reconnues, quels comptes et quelles garanties faut-il demander de part et d’autre ? Comment mettre en place une médiation pertinente entre les deux, en Suisse et pour le bénéfice de celle-ci ?
Katja Gentinetta est docteur en philosophie politique. Depuis 2011, elle est philosophe politique indépendante, co-fondatrice et partenaire de GENTINETTA * SCHOLTEN, Wirtschaft Politik Gesellschaft GmbH. Elle enseigne aux Universités de Saint-Gall, de Zurich et de Lucerne, et siège dans divers conseils d’administration et de fondation.

Bourse de contact Euresearch

Informations concernant les possibilités de participation à Horizon 2020 pour les chercheurs en Suisse


Denise Erpen, Euresearch, Berne

 

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Réseau suisse d’information sur les programmes européens de recherche et d’innovation, Euresearch promeut la participation suisse à des projets et des programmes de recherche internationaux. Sur mandat du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation SEFRI, Euresearch informe, motive et conseille les personnes, les organisations et les entreprises intéressées et les soutient également dans la recherche de partenariats transnationaux.
Le réseau Euresearch comprend un siège social à Berne et des antennes régionales dans toutes les universités et les Ecoles polytechniques fédérales. En outre, il comporte des agences proposant des services spécifiques aux hautes écoles spécialisées et aux PME.
Vous souhaitez en savoir davantage sur les possibilités de soutien dans votre domaine ? Vous avez des questions sur Horizon 2020, le plus vaste programme international de recherche au monde ? Nous nous ferons un plaisir de vous renseigner personnellement au congrès ScienceComm’16.

Les opportunités liées aux plateformes numériques

Les nouvelles formes de la médiation scientifique


Alan Vonlanthen, Big Bang Science Communication Sàrl, Lausanne 

 

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Ou comment les canaux de diffusion et de discussion en ligne (blogs, réseaux sociaux, chaînes YouTube) sont en train de changer en profondeur les règles du jeu de la médiation scientifique. Par Alan, créateur de « Podcast Science », ancien président du collectif de blogueurs « Café des Sciences » et cofondateur de l’agence de communication scientifique Big Bang Science.

DeFacto – plateforme de médiation de la recherche en sciences politiques


Dr. Sarah Bütikofer, Université de Zurich 

 

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Nous présentons la nouvelle plateforme « DeFacto – plus que des opinions ». Celle-ci rend compte de l’expertise et des résultats de la recherche en science politique et dans d’autres sciences sociales. Elle existe depuis octobre 2015 et bénéficie du soutien du FNS pendant sa phase initiale. DeFacto est dirigée par une équipe de rédaction et soutenue par un comité éditorial qui comprend des représentants de tous les Instituts suisses de science politique.

Les articles publiés sur DeFacto sont des synthèses d’articles parus dans des revues scientifiques, des résumés d’ouvrages ou de rapports de recherche, ainsi que des analyses et des commentaires rédigés par des scientifiques en lien avec l’actualité. Les articles sont publiés principalement en français, en allemand et en italien, et s’adressent aux acteurs de la politique et des médias.
L’ objectif de la plateforme est de rendre accessibles à un large public les conclusions de sciences politiques et sociales et de susciter le débat.

Wikipedia et musées – quelles collaborations ?


Chantal Ebongué, Musée cantonal de zoologie, Lausanne

 

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Le but de mon exposé est de présenter le fonctionnement des projets Wikimedia, en particulier celui de Wikipédia, et de faire un état des lieux sur les diverses possibilités de collaborations avec les institutions scientifiques. De montrer quels en sont les avantages, mais aussi les difficultés et les limites, et quels sont les écueils évitables pour une collaboration réussie. Dans le cadre d’un cours de muséologie à l’ICOM, j’ai rendu un mémoire de certificat sur ce sujet et c’est sur ce travail que s’appuiera mon exposé.
Ancienne directrice de Wikimedia CH, une partie de mon mandat consistait à chercher des collaborations avec les institutions culturelles : j’ai ainsi suivi des projets avec le Musée national suisse, les Archives Fédérales, la Bibliothèque Nationale Suisse, l’UNINE, ... J’ai pu me rendre compte de l’utilité de ces collaborations, pour Wikipédia comme pour les institutions partenaires ; mais aussi de l’importance d’une information claire sur quelles sont les attentes et le fonctionnement des deux parties.

Les sujets brûlants de la communication scientifique II

Oui à la médecine reproductive – résultats de deux campagnes


Adrian Heuss, advocacy ag, Bâle

 

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En 2015 et 2016, la population suisse a voté deux fois sur la médecine reproductive et sur l’admission du diagnostic préimplantatoire (DPI). En 2015, sur la modification de la Constitution et en 2016 sur la loi correspondante. Entre la présentation de la motion (admission du DPI) et la votation, il s’est écoulé plus de dix ans.
• Quelle expérience peut-on retirer de ces deux campagnes de votation ?
• Comment faut-il procéder avec un thème qui fait l’objet d’une telle polémique émotionnelle et éthique ?
• Quels sont les obstacles provenant de la collaboration entre le monde politique, les autorités et la science ?

L’atelier d’éthique sur la migration


Marie Rochel, Université de Lausanne

 

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Le projet « Atelier d’éthique sur la migration » est un projet de communication scientifique itinérant à travers la Suisse. L’atelier symbolise le lieu du travail en commun, un lieu où le débat éthique entre les participants va permettre de faire émerger une vision des valeurs et des principes en matière migratoire.
L’atelier a trois publics cible : futurs citoyens de 16 à 18 ans (gymnase et école professionnelle), décideurs politiques régionaux et cantonaux, associations de migrants / ONG travaillant avec des migrants.
L’atelier s’installe dans un bâtiment public et transforme une salle en « atelier » de débats. Des éléments scénographiques viennent mettre en scène les débats sur les différentes questions migratoires (asile, regroupement familial, migration professionnelle, vivre-ensemble). En utilisant des formats basés sur les expériences de pensées développées par les philosophes de l’immigration, l’atelier va immerger ses participants dans une expérience éthique grandeur nature. Les contributions des participants seront intégrées au fur et à mesure.
Réalisé à l’échelle nationale, l’atelier poursuivra l’objectif de faire émerger une charte des défis éthiques.

La communication scientifique occidentale influence la politique universitaire dans le Sud


Beat Gerber, journaliste scientifique indépendant, Zurich

 

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Lorsque les médias diffusent des informations scientifiques dans les pays du Sud, ils reprennent sans aucun filtrage les communiqués concernant la recherche de pointe dans le monde occidental. Ces résultats provenant des laboratoires les plus coûteux imprègnent dans les pays pauvres l’image du progrès scientifique ainsi que les politiques universitaires locales. Les universités locales s’efforcent de se conformer aux normes occidentales, mais le manque d’argent et d’enseignants qualifiés ne le leur permettent pas. L’élite du pays entend toutefois se distinguer par son « excellence scientifique », mais sans y parvenir, comme en Namibie : les filières ne répondent pas aux besoins locaux, la plupart des diplômés ne trouvent pas de poste adéquat, les meilleurs cerveaux émigrent à l’étranger. Conclusion : la communication scientifique occidentale renforce dans l’hémisphère sud la profonde fracture entre riches et pauvres, augmentant ainsi le risque de migration. Une solution est proposée par le Botswana, pays voisin de la Namibie, qui développe fortement l’enseignement et la recherche dans les savoirs autochtones, tentative qui mérite absolument d’être relayée par nos soins également. Cette thèse est illustrée par de nombreux exemples tirés de l’expérience personnelle de l’intervenant en tant que communicateur scientifique auprès d’instituts de recherche en Afrique australe.

Une approche de recherche active en communication du risque visant à sensibiliser le grand public aux dangers naturels


Marie Charrière, Ecole polytechnique fédérale de Lausanne

 

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Un des leviers de la réduction des risques de catastrophes est la sensibilisation du grand public. Afin de mesurer l’impact de la communication des risques sur cette dernière, une approche de recherche active a été engagée dans un cas d’étude français soumis aux avalanches, inondations, séismes et glissements de terrains. Le processus de recherche s’inscrit dans une démarche collaborative. Il est en effet établi que les communautés locales doivent participer aux décisions de prévention et gestion des catastrophes. Suite à un long processus de collaboration avec les acteurs locaux (autorités, gestionnaires du risque, partenaires culturels), il a été permis de déterminer les besoins en sensibilisation, le public cible, l’outil de communication ainsi que son contenu. De plus, les partenaires ont participé au développement et à la mise en oeuvre du plan de recherche permettant d’évaluer le potentiel de l’exposition « Alerte » à sensibiliser la communauté locale. L’exposé présentera le processus de collaboration ainsi que les leçons qui en ont été tirées, mais également les résultats de l’évaluation et les recommandations pour de futurs projets de sensibilisation aux dangers naturels.
Do it: visualisations interactives
Blogs scientifiques – sensibilisation aux thèmes du développement durable


Christoph Bader, Centre for Development and Environment, Berne

 

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Au Centre for Development and Environment (CDE), nous menons des recherches sur le thème du développement durable. Par le biais de graphiques, de cartes et de divers outils interactifs, nous nous efforçons de sensibiliser un plus large public aux questions liées au développement durable. Nous diffusons à un large public et sur un mode facilement compréhensible des thèmes de thèses, des publications scientifiques ou des dossiers de politique (http://datablog.cde.unibe.ch).
Cela vous intéresse ? Participez à notre atelier :
• Introduction
• Premiers pas vers la visualisation interactive des données *
• Débat : qu’est-ce qui relève du champ d’action d’un blog scientifique ? Qu’est-ce qui en est exclu ?
Résumé

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Philipp Burkard et Pia Viviani, Science et Cité, Berne